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Les foyers des séismes sont toujours situés dans la lithosphère
cassante. Leur localisation à la surface du globe est très inégale: les
vastes zones asismiques (abscence de séismes) matérialisent les
plaques lithosphériques; elles sont séparées entre elles par
d'étroites bandes où est localisée la presque totalité de la
sismicité mondiale. Les séismes sont presque toujours associés aux
dorsales, aux fosses océaniques et aux chaînes
de montagnes. Les foyers se répartissent à plus ou moins grande
profondeur:
- les séismes superficiels (jusqu'à 70 km de profondeur) se situent
sur l'axe des dorsales et sous les chaînes de montagnes,
- les
séismes intermédiaires entre 70 et 300 km de profondeur,
- et les
séismes profonds jusqu'à 700 km au niveau des fosses
océaniques. Ils se situent sur un plan incliné, plan de
Wadati-Benioff, indiquant la présence d'une zone de subduction
où une plaque lithosphérique plonge dans le manteau.
On localise ainsi une vingtaine de plaques lithosphériques, les plus grandes
étant l'Afrique, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Antarctique,
l'Australie, l'Eurasie et la Pacifique.
L'étude des mécanismes au foyer permet de connaître le type
de mouvement à l'origine du séisme et par suite de déterminer les
mouvements relatifs des plaques. On répertorie le premier mouvement,
compression ou dilatation, observé sur toutes les stations
sismologiques sur une sphère entourant le foyer; la projection de cette
sphère en surface délimite des zones de compression et des zones de
dilatation, séparées entre elles par le plan de faille et le plan
auxiliaire, perpendiculaire au précédent. Sur un sismogramme, si le
premier pic est vers le haut (resp. vers le bas), le premier mouvement
observé est un mouvement en compression (resp. en dilatation). On associe
alors à chaque type de faille, un mécanisme au foyer:
- les failles normales résultent d'un mouvement
d'étirement entre les deux blocs; elles se situent dans un contexte de
divergence (cf. fig. 4).
Figure 4:
Schéma d'une faille normale et mécanisme au foyer associé
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- les failles inverses résultent d'un mouvement de
compression entre les deux blocs; on les trouve dans des contextes de
convergence (cf. fig. 5).
Figure 5:
Schéma d'une faille inverse et mécanisme au foyer associé
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- les failles en décrochement résultent d'un coulissage des deux blocs l'un par rapport à l'autre; le mouvement est horizontal. Le décrochement est dextre (resp. senestre) si pour un observateur placé sur un des deux blocs, le mouvement relatif de l'autre bloc est vers la droite (resp. vers la gauche) (cf. fig. 6).
Figure 6:
Schéma d'une faille decrochante et mécanisme au foyer associé
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Ces mécanismes au foyer permettent de déterminer trois comportements
différents aux frontières entre plaques: une frontière
divergente, au niveau des dorsales océaniques où se
crée la lithosphère océanique par fusion du manteau; une
frontière convergente au niveau des zones de subduction,
où la lithosphère océanique réintègre le manteau, mais aussi lors de
la collision entre deux plaques continentales; une
frontière coulissante, sans production, ni destruction de
matériel, au niveau des failles transformantes. Les mouvements
relatifs de ces plaques sont de l'ordre de quelques centimètres par an et
sont l'expression en surface des mouvements qui se produisent à
l'intérieur de la Terre. Notre planète est une machine thermique qui
évacue sa chaleur interne (chaleur primitive et chaleur produite par la
désintégration d'éléments radioactifs) par convection thermique au
sein du manteau; c'est le moteur de la tectonique des plaques.
La répartition géographique de l'activité volcanique n'est pas non plus
aléatoire: à l'exception du volcanisme de type points chauds, tous les
volcans sont situés au niveau des dorsales océaniques, et à l'arrière
des fosses océaniques.
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2002-09-11