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(en ligne, near-line, on -line, in-line) On observe une demande croissante de méthodes d'analyse rapide pour le contrôle des produits finis ou en cours d'élaboration. Le cahier des charges de certains produits devenant très stricte, les méthodes d'analyse bien établie comme la DSC ou HPLC bien que restant toujours des méthodes de référence deviennent trop lentes pour assurer un contrôle efficace de la ligne de production (il faut prendre l'échantillon, l'envoyer au labo, le préparer, l'analyser sachant de plus que la production peut tourner 24h/24 tandis que généralement le laboratoire ne fonctionne pas tout le temps). Donc si un produit fabriqué est hors normes des quantités importantes peuvent être accumulées avant de s'apercevoir du problème, le produit doit alors être retravaillè ou vendu à bas prix et de plus allonge le délai de fabrication de la commande. De plus certaines analyses chimiques utilisent des réactifs toxiques ou dangereux, bien entendu pour une analyse on ne va utiliser qu'un faible volume de réactif mais certaines analyses vont se répéter des milliers de fois donc nécessiter des volumes importants de réactifs (comme le dosage de l'eau dans des céréales où des quantités très importantes de réactif de Karl Fisher peuvent être utilisées). La recherche de méthodes analytiques "propres" est donc venue à la mode d'autant plus qu'elles peuvent être plus économiques, c'est le cas du PIR où il n'y a pas ou peu de consommables. Depuis de nombreuses années l'analyse proche infrarouge, méthode non destructive rapide fiable et précise, s'est taillée la part du lion dans l'agro-alimentaire, et, elle devient une méthode fort appréciée et en forte croissance dans de très nombreux domaines pour le contrôle qualité. Il faut néanmoins prendre en compte le fait que la mise au point d'une méthode peut être longue et fastidieuse d'où l'intérêt d'avoir un support client efficace du fournisseur du matériel (qui peut être bien entendu facturer en sus, dans certains cas on peut aussi acheter en plus du matériel PIR une méthode ou des calibrations). Sur internet on peut trouver de nombreuses notes d'application sur les sites des fabricants de matériel PIR mais il ne faut pas oublier que chaque application est un cas particulier. Le contrôle de réception des matières premières doit être effectuer le plus rapidement possible ce qui permet de refuser un lot non conforme sur le quai de réception ou d'éviter une mise en quarantaine longue et coûteuse. L'analyse PIR avec l'aide de la chimiométrie est une méthode rapide et performante pour la discrimination. Pour cela il faut avoir une collection de spectres représentatives des divers échantillons et disposer des analyses faites par les méthodes de références. Une standardisation de la prise des spectres sera impérative pour créer sa propre bibliothèque de spectres et après pour faire les contrôles. Donc s'il est exact, une fois la méthode développée, que le contrôle peut être effectuer par un non spécialiste du PIR , l'opérateur chargé du contrôle devra néanmoins recevoir une formation minimum. L'analyse en ligne permet de produire un produit conforme au cahier des charges et faire des économies substantielles mais n'est pas toujours simple à mettre en oeuvre. Une bonne concertation entre fournisseur de matériel, personnel du labo et de la production est indispensable pour le succès de l'opération. Le contrôle des procédés par PIR est suffisamment souple pour pouvoir répondre à de nombreux besoins. Les fibres optiques de faible atténuation dans le domaine du PIR permettent de relier la sonde de mesure au spectrophotomètre même éloigné de plusieurs centaines de mètres. Divers types de sondes permettent de travailler en transmission, en réflexion ou en transreflexion et de contrôler plusieurs points de mesures avec un seul spectrophotométre. On peut donc aussi bien travailler dans un réacteur avec une sonde à immersion qu'au-dessus d'un convoyeur sans contact direct avec l'échantillon. L'influence des variations de température sur les bandes d'absorption peut être importante, en particulier lorsqu'il y a des liaisons H. Les déplacements de ligne de base des spectres sont fréquents et peuvent être gênants même si les pré traitements des spectres permettent de les rèdiure. Le PIR peut remplacer avantageusement les méthodes de référence comme la CG, HPLC, DSC...mais il faut rester vigilant car même une méthode PIR robuste qui a fonctionné longtemps sans problèmes peut se mettre assez brusquement à dériver et donner des résultats erronés, donc il faut toujours contrôler régulièrement les résultats PIR par la méthode de référence et mettre à jour les calibrations. Comme pour de nombreuses techniques le développement du proche infrarouge est étroitement lié au développement de l'optique de l'électronique de l'informatique et des détecteurs. On voit apparaître actuellement de nombreux analyseurs PIR de petites tailles et à des prix assez abordables, ils sont peut être moins performant et moins flexible mais peuvent être parfaitement adapter à des besoins spécifiques (résolution et gamme de fréquence) et devraient contribuer au succès et développement de cette technique. G. Lachenal, UCB Lyon 1 |